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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 21:34

xtmbm23a louve 17

 

 

Pour les jeudis des Croqueurs de mots

 

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.

Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur le banc familier, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer;
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant souvent par un baiser.

Combien de fois jadis j'ai pu dire : «Je t'aime!»
Alors, avec grand soin, nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.

Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand, sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.

Et, comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain
Qu'importeront alors les rides du visage,
Si les mêmes rosiers parfument le chemin?

Songe à tous les printemps qui dans nos coeurs s'entassent
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens;

C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car, vois-tu, chaque jour je t'aime davantage
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain!

En ce cher amour qui passe comme un rêve
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur,
Retenir, s'il se peut, l'impression trop brève,
Pour le ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours.

Je serais riche alors d'une richesse rare,
J'aurais gardé tout l'or de mes jeunes amours,
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève
Ma mémoire parfois me rendra la douceur;
Car de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurais tout conservé dans le fond de mon coeur.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.

Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.

Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec des yeux remplis des pleurs de nos vingt ans...
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille, Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs!

Rosemonde Gérard

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 21:35

rapace.jpg

 

Les Amérindiens  surnomment le hibou : l’aigle de la nuit. Cependant, c’est le seul rapace à pouvoir observer le jour. Ainsi, il représente la sagesse cachée et la clairvoyance. 

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Published by Almaya - dans Mes photos
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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 07:00

amerindiens-spirit

 

 

Défi 37 - Ponctuation ! Consigne proposée par L'île de Lilie

Petite pièce entre le papi Point d’interrogation? et le petit fils Petit Point .

 

.       Papi, dis le petit point, tu m’emmèneras un jour explorer les étoiles ?

?      J’aimerais fiston, mais tu vois avec ma scoliose, nous n’irons pas loin, malheureusement. Ah, mais attends, je sais ce qu’il nous faut, reste sur ce canapé, ne bouge pas, je vais chercher dans ma vieille armoire, le livre magique que ma grand-mère me lisait lorsque j’avais ton âge.  Il ouvre la porte des étoiles (*** ) Tu pourras plus tard la lire à ton tour à tes petits enfants 

Il s’empressa de le chercher sur une des étagères.

Le voici, ne sois pas surpris dès que je l’ouvrirais, nous serons propulsés dans une autre dimension « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « Ouaaaaaaaaaahhhhhhh

.  Papi c’est étrange, je me vois comme dans un miroir  : plonger la tête en avant dans un long tunnel lumineux, j’ai une béquille en plus et je me promène le long de ce couloir interminable ;;;;;;;;;;;;;;;;;

?  Au bout du tunnel, Petit Point, tu pourras voir toutes les constellations et tu observeras ta silhouette à l’âge adulte, grande et élancée. Regarde la voici  !

. Regarde Papi, je n’ai plus besoin de béquille, elle est restée sur le côté   ,

? Oui, tu n’auras plus besoin d’être guidé par un tuteur  ,  et pourras prendre ton envol » » » » » » 

. Mais Papi, je ne comprends pas, pourquoi toutes ces étoiles *****autour de moi ?  J’en vois une qui brille plus que les autres *

? Oui, c’est moi plus tard*, je veillerais sur toi ! avec tous tes ancêtres *****

 

Légende 

? le papi

. Petit point 

... les enfants

*** les étoiles

() la porte

(***) la porte des étoiles

« « « une autre dimension

, la béquille

; Petit Point et sa béquille

» » » l'envol de Petit Point

! Petit Point devenu adulte

* Papi décédé

***** les ancêtres

 

 

(c)Almaya, le 06/09/10

 

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 22:45

xtmbm23a louve 17

 

Quand le glas sonnera, qu’il n’y aura que toi
J’irai  par tous ces monts, venter les tempêtes
Troubadour seul roi, perdu dans mes quêtes
Je songe au combat,  Neptune sans effroi

Abolis les tourments, rejoignant Athéna
Plus de larmes au vent, pourchassées par le temps
Oh ma muse étoilée sous les chemins ardents
J’irais vous retrouver et attiser l’Etna

Vos pétales de rose orneront ma voie
Mais sachez que si j’ose édifier votre joie
Je choisirai la prose et ne dis halte ici.


Tous mes instants de pose ancreront sa toile
Ses larmes de rosée inonderont le voile
Mélancolie Etoile éperdue loin d’ici.

 

Poème que j’ai écrit pour un internaute qui voulait un poème pour sa douce amie.

 

Almaya

 

 

 

 

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 01:08

papoose-bison-

 

Le chant de jubilation de Tsoai-Talee

.

Je suis une plume dans le ciel lumineux

Je suis le cheval bleu qui galope dans la plaine

Je suis le poisson qui virevolte et miroite dans l'eau

Je suis l'ombre qui suit l'enfant

Je suis la luminosité de l'après-midi, l'éclat des prairies

Je suis l'aigle qui joue avec le vent

Je suis un bouquet de perles étincelantes

Je suis la plus lointaine étoile

Je suis le grondement de la pluie

Je suis le scintillement sur la neige croûtée

Je suis la large traînée de la lune sur le lac

Je suis une flamme de quatre couleurs

Je suis un cerf qui s'éloigne au crépuscule

Je suis un champ de sumac et la pomme blanche

Je suis un vol d'oies dans le ciel d'hiver

Je suis la faim d'un jeune loup

Je suis totalement le rêve de ces choses.

.

Voyez-vous, je suis vivant, je suis vivant

Je suis en bons termes avec la terre

Je suis en bons termes avec les dieux

Je suis en bons termes avec tout ce qui est beau

Je suis en bons termes avec la fille de Tsen-Tainte

Voyez-vous, je suis vivant, je suis vivant ..

N.Scott Momaday

.

 

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 23:03

asiatique-couleur___et-blanc-15b5d9c.jpg

Jamais je ne songe

Au doux présent  de ses silences

Mais quand je les surprends

Je réalise impatiemment

De la perle de cet instant.

 

Quand je songe à cette harmonie

Où les mots ne sont que prose

Je ne pense qu’en télépathie

Et  nos rimes se superposent

 

La destinée, notre Muse

Avec elle, je compose

En parfaite symphonie

Ici  règne l’empathie

 

© Almaya, le 19/08/10 

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 15:17

dl593ulf pour le plaisir 62

 

MARCHE AVEC LA VIE !

Puissent les désirs de ton cœur être pur, ne cherchant pas à obtenir mais t'initier, t'élevant, tel l'Aigle, au dessus des épreuves et tribulation, amenant la Paix à tous ceux qui croisent ta voie, n'autorisant jamais les nuages noirs à régner, laissant les Terres demeurer, libres et sauvages , intouchées. Puisse l'Esprit de la Vie renforcer ta tolérance, ta sagesse et ton humilité

TAHCA USTHE OCETI SAKOWIN OYATE - LAKOTA.  

 

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 17:11

oxlc6jjv-louve-17.gif

 

 

 

Extrait de l’acte 5, scène 6 de Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand

CYRANO :
Oui, ma vie
Ce fut d'être celui qui souffle - et qu'on oublie !

A Roxane.

Vous souvient-il du soir où Christian vous parla
Sous le balcon ? Eh bien toute ma vie est là :
Pendant que je restais en bas, dans l'ombre noire,
D'autres montaient cueillir le baiser de la gloire !
C'est justice, et j'approuve au seuil de mon tombeau :
Molière a du génie et Christian était beau !

(…)

Je vous invite à lire la suite sur le site suivant :

http://fr.wikisource.org/wiki/Cyrano_de_Bergerac_(Rostand)#Sc.C3.A8ne_VI_5

(Pour les jeudis des croqueurs de mots)

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 19:44

Black_Elk-et-sa-famille-wikimedia.jpg 

 

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Black_Elk.jpg

 

La deuxième paix est celle qui se crée entre deux individus, la troisième et celle qui soude deux nations. Mais au-dessus de tout cela il vous faut comprendre que la paix ne sera pas possible entre les nations tant qu'on ne sera pas convaincu que la véritable paix - comme je l'ai souvent dit - se trouve au cœur même de l'âme humaine.»
Black Elk (Chef Sioux)

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 19:51

Deux-pigeons-2.jpg

 

Les deux Pigeons

Deux Pigeons s'aimaient d'amour tendre.
L'un d'eux s'ennuyant au logis
Fut assez fou pour entreprendre
Un voyage en lointain pays.
L'autre lui dit : Qu'allez-vous faire ?
Voulez-vous quitter votre frère ?
L'absence est le plus grand des maux :
Non pas pour vous, cruel. Au moins, que les travaux,
Les dangers, les soins du voyage,
Changent un peu votre courage.
Encor si la saison s'avançait davantage !
Attendez les zéphyrs. Qui vous presse ? Un corbeau
Tout à l'heure annonçait malheur à quelque oiseau.
Je ne songerai plus que rencontre funeste,
Que Faucons, que réseaux. Hélas, dirai-je, il pleut :
Mon frère a-t-il tout ce qu'il veut,
Bon soupé, bon gîte, et le reste ?
Ce discours ébranla le cœur
De notre imprudent voyageur ;
Mais le désir de voir et l'humeur inquiète
L'emportèrent enfin. Il dit : Ne pleurez point :
Trois jours au plus rendront mon âme satisfaite ;
Je reviendrai dans peu conter de point en point
Mes aventures à mon frère.
Je le désennuierai : quiconque ne voit guère
N'a guère à dire aussi. Mon voyage dépeint
Vous sera d'un plaisir extrême.
Je dirai : J'étais là ; telle chose m'advint ;
Vous y croirez être vous-même.
A ces mots en pleurant ils se dirent adieu.
Le voyageur s'éloigne ; et voilà qu'un nuage
L'oblige de chercher retraite en quelque lieu.
Un seul arbre s'offrit, tel encor que l'orage
Maltraita le Pigeon en dépit du feuillage.
L'air devenu serein, il part tout morfondu,
Sèche du mieux qu'il peut son corps chargé de pluie,
Dans un champ à l'écart voit du blé répandu,
Voit un pigeon auprès ; cela lui donne envie :
Il y vole, il est pris : ce blé couvrait d'un las,
Les menteurs et traîtres appas.
Le las était usé ! si bien que de son aile,
De ses pieds, de son bec, l'oiseau le rompt enfin.
Quelque plume y périt ; et le pis du destin
Fut qu'un certain Vautour à la serre cruelle
Vit notre malheureux, qui, traînant la ficelle
Et les morceaux du las qui l'avait attrapé,
Semblait un forçat échappé.
Le vautour s'en allait le lier, quand des nues
Fond à son tour un Aigle aux ailes étendues.
Le Pigeon profita du conflit des voleurs,
S'envola, s'abattit auprès d'une masure,
Crut, pour ce coup, que ses malheurs
Finiraient par cette aventure ;
Mais un fripon d'enfant, cet âge est sans pitié,
Prit sa fronde et, du coup, tua plus d'à moitié
La volatile malheureuse,
Qui, maudissant sa curiosité,
Traînant l'aile et tirant le pié,
Demi-morte et demi-boiteuse,
Droit au logis s'en retourna.
Que bien, que mal, elle arriva
Sans autre aventure fâcheuse.
Voilà nos gens rejoints ; et je laisse à juger
De combien de plaisirs ils payèrent leurs peines.
Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ?
Que ce soit aux rives prochaines ;
Soyez-vous l'un à l'autre un monde toujours beau,
Toujours divers, toujours nouveau ;
Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste ;
J'ai quelquefois aimé ! je n'aurais pas alors
Contre le Louvre et ses trésors,
Contre le firmament et sa voûte céleste,
Changé les bois, changé les lieux
Honorés par les pas, éclairés par les yeux
De l'aimable et jeune Bergère
Pour qui, sous le fils de Cythère,
Je servis, engagé par mes premiers serments.
Hélas ! Quand reviendront de semblables moments ?
Faut-il que tant d'objets si doux et si charmants
Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète ?
Ah ! Si mon cœur osait encor se renflammer !
Ne sentirai-je plus de charme qui m'arrête ?
Ai-je passé le temps d'aimer ?

 

Jean de la Fontaine

 

 

 

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