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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 14:37

 

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                                                                         Photo sur le blog de Magie du Moment

 

 

Pourquoi les étoiles scintillent-elles le soir dans le ciel ?

 

- Dis Mamie, pourquoi les étoiles scintillent-elles le soir dans le ciel ?

- Tu vois il y a bien longtemps les lucioles et les humains vivaient en parfaite harmonie sur la Terre. On dit même  qu’ils avaient la possibilité de communiquer. Les Lucioles s’aperçurent que le soir à la nuit tombée, les petits terriens commençaient à s’angoisser ; l’obscurité arrivait à petits pas jusqu’à son invasion complète.  Ils étaient tous terrifiés à l’idée d’y être engloutis, ce qui déplaisait totalement à leurs petits amis. Ces petits êtres ailées décidèrent alors de faire appel à leurs ancêtres  tout là haut dans le ciel et les prièrent de bien vouloir éclairer toutes ces nuits ténébreuses, ce qu’ils firent aussitôt. Et depuis ce jour-là, les petits terriens ont des veilleuses naturelles au-dessus de leur berceau.

© Almaya, le 07/08/11

 

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 15:54

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Dans la gare.

Assise sur le quai de la gare,  non loin de la garrigue de Mr Garance, je pris garde de ne point bousculer ce garde –barrière, prénommé Gargantua, qui somnolait. Je profitais ainsi de la pause déjeuné près de la gargote, pour aller visiter les quatre gargouilles qui surveillaient les voyageurs de profil.  Quelques garnements jouaient près du garde –corps qui protégeait  les voyageurs de l’abîme des  Gardénias. J’observais les allers-retours des garde-voies, juste avant de plonger dans mon roman de gare, que j’avais délaissée la veille. Mr Garde-temps m’avait pourtant bien prévenu, si jamais la seconde de lecture s’éternisait au milieu de cette farandole de mots,  le train m’échapperait sans crier gare ! Ce que je ne savais pas, c’est que quelques lapins de Garenne étaient sortis de mon livre et garnissaient désormais les voies de chemin de fer.  Mon garde fou ne m’avait pas préservé de cette erreur commise. En effet, ni une, ni deux, tous les chevaux que promenait le gardian du petit bois se sont mis à courir derrière ces petits rongeurs.

Le gardien chargé de vérifier la marchandise crut immédiatement à une garnison non prévue, dissimulée, au milieu des garde-manger éparpillés dans le wagon de tête.

Le garde-pêche les voyant s’agiter dans tous les sens  se mit à leur courir  derrière avec sa canne pour les attraper, tandis que le gardian essayait de les capturer au lasso.

Quelle agitation ! On aurait dit une garden party !

C’est alors que me vint l’idée soudaine de refermer mon livre, le garçonnet de mon récit n’aurait plus qu’à les récupérer et les ranger dans leur terrier. Après tout, il était bien le garant de la situation !

Et ainsi comme par magie, tous les lapinous avaient disparu. Mon train entrait en gare, je pus alors monter chaque marche du wagon et m’éloigner ainsi de la petite ville qui m’avait accueilli le temps d’une courte pause entre deux locomotives.

Assurément, une page était tournée et je pouvais m’assoir sur le banc intérieur, rouvrir mon livre pour de nouvelles aventures !

© Almaya, le 03/08/11

Pour le jeu de la fabrique d'écriture.

 

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Published by Almaya - dans Jeux poétiques
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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 23:25

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Sur mon chêne, endormie

Je suis montée sur mon chêne préféré. Il m’attendait comme tous les soirs sur ce sol fertile. J’y ai trouvé ma grand-mère délicatement posée. Elle était assise sur cette branche dissimulée entre son feuillage touffue, un rouge-gorge qui s’était assoupi et une chouette effraie aux gros yeux curieux.  La flamme de ma bougie dansait sur de petites notes subtiles. Cette douce mélodie hypnotisait les habitants de l’arbre sacré et les bercer avant ce doux repos de la nuit tombée.

Au lever du soleil, ma paupière mi-close m’offrit un paysage dénué de sens. Mon arbre était nu et n’avait plus d’occupants. Frileux et solitaire, je me suis empressée de le couvrir avec cette couverture bien chaude. Je suis restée près de lui jusqu’à la naissance de ses premiers bourgeons. Puis il refleurit.  J’espère ainsi retrouver ceux qui en étaient partis. Peut- être que comme lui, ils reviendront à la Vie.

© Almaya 01/08/11

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 23:35

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C'est toujours agréable de ramasser des petits mots sur les sentiers de papiers sereins. Ils proviennent toujours d'un puits d'inspiration où la plume peut s'abreuver.

© Almaya

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 08:19

 

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Les vastes plaines ouvertes, les belles collines qui ondulent et les ruisseaux qui serpentent n'étaient pas sauvages à nos yeux.

C'est seulement pour l'homme blanc que la nature était sauvage, seulement pour lui que la terre était "infestée" d'animaux sauvages et de peuplades "barbares".

Pour nous, la terre était douce, généreuse, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère.

Ce n'est que lorsque l'homme poilu de l'Est est arrivé et, dans sa folie brutale, a accumulé les injustices sur nous et les familles que nous aimions, qu'elle nous soit devenue "sauvage".

Lorsque même les animaux de la forêt commencèrent à fuir à son approche, alors commença pour nous "l'Ouest Sauvage".

Luther Standing Bear (Chef Sioux Oglala)

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 21:29

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Paroles du Chef Joseph Indien Nez Percé (1840 - 1904)

 

" Mon père m'a fait appeler. J'ai vu qu'il allait partir. J'ai pris sa main dans la mienne. Il m'a dit :

Mon fils, mon corps retourne vers ma mère la Terre, et mon esprit va bientôt voir le Grand Esprit. Quand je serai parti, pense à ton pays. Tu es le chef de ce Peuple. Ils attendent de toi que tu les guides.

Rappelle- toi toujours que ton père n'a jamais vendu son Pays. Tu dois te boucher les oreilles chaque fois qu'on te demandera de signer un traité pour vendre ton Pays natal.

Encore quelques années et les hommes blancs t'encercleront. Ils ont les yeux sur cette Terre. N'oublie jamais, mon fils mes paroles. Cette Terre renferme le corps de ton père. Ne vends jamais les os de ton père et de ta mère".

J'ai pressé la main de mon père et je lui ai dit que je protègerais sa tombe de ma propre vie.

Mon père a souri et s'en est allé vers la Terre des Esprits. J'ai l'ai enterré dans cette belle vallée où l'eau serpente.

J'aime cette Terre plus que tout le reste au monde. Un homme qui n'aimerait pas la tombe de son père serait pire qu'un animal sauvage ".

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 07:00

charlot

Défi n° 57 "HOMOPHONIES "  Proposé par Nounedeb

Le jeu des « homophonies approximatives » proposé très régulièrement chez « les Papous dans la tête » sur France-Culture m’inspire l’idée de ce défi :

Imaginez une histoire à votre façon, qui doit commencer par la phrase « Le chameau était lancé » tiré de Tartarin de Tarascon d’Alphonse Daudet, et se terminer par la phrase homophonique* de votre choix.

Commencez par trouver une phrase homophonique à « Le chameau était lancé», puis tricôtez un texte pour relier les deux (laissez libre court à votre fantaisie !). Si vous avez plusieurs phrases, vous pouvez les glisser dans votre récit pour corser l’exercice.

* Une phrase qui ressemble le plus possible à la première uniquement par les sons. Exemple : La crue du Tage : La bru du mage -- L'élu du stage...

 

Le chameau était lancé, bibelot émietté,  et Charlot était lassé de voir dans ce château élancé, ce chat Bo s’emporter, qui  s’agitait de tout côté.  Il était bel et bien planqué, ici il l’attendait dans ce cachot qu’était scellé, il ne pouvait lui échapper. Nul doute que ce charme était entier ! Cependant il était bel et bien planqué. Et le chat posé épaté,  le soupçonnait  hébété.  Pourquoi ne pas mentionner soudain cette pensée ? Qui des deux étaient suspects ? Le Chat Bo ou le Charlot ? C’était bien insensé ! Puis le plumeau fut démasqué, le chameau fut rapiécer, aucun cadeau n’était laissé. Point de raison pour ses Majestés !

© Almaya le 12/06/11

 

 

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 22:48

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Le jeu de la petite fabrique d’écriture

Mettre en scène une réconciliation enfantine

Sous la forme d’un récit ou dialogue (cause de la brouille, déroulement et dénouement) dont la dernière phrase illustrée par une image de Laure (voir site ci- dessous)

 

http://www.jmilaureteofamily.fr/article-le-jardin-des-amours-74095448.html

 

-         Robin, je te dis que les étoiles vont s’éteindre !

-         Mais ce n’est pas possible, même si le soleil ne les éclaire pas, elles restent quand même dans l’univers et attendent.

-         Mais qu’est-ce que tu veux qu’elles attendent ?

-         Ma Mamie m’a expliqué que si elles sont patientes, la fée de la nuit viendra leur rendre visite sur son chariot pour les réunir afin de dessiner dans le ciel deux grands ours et un petit indien qui veillera sur eux !

-         Et tu l’as cru ! Elle te raconte n’importe quoi, ta Mamie. Et bien  moi, mon papi, il m’a expliqué que si les grands ne s’occupaient pas assez de notre planète, le grand Magicien viendra éteindre les étoiles!

-         Il ne peut pas les éteindre !

-         Mais si, il souffle sur chacune d’entre elles et après on ne peut plus rien voir.

-         Peut-être mais le jour, on y verra !

-         Et bien non, parce que notre soleil, c’est aussi une étoile !

-         Et bien moi, je n’aime pas ce que tu dis parce que c’est trop triste ! Et puis d’ailleurs la Fée ne le laissera pas faire ! Elle trouvera une solution pour que les grands arrêtent de détruire tout !

-         Peut-être mais Papi ne m’a pas parlé de la Fée.

-         Et bien tu sais quoi, ce soir, tu lui parleras de la Fée et moi du Magicien et demain, on se retrouvera ici dans le parc près du toboggan pour en reparler. D’accord !

-         D’accord ! A demain!

-    A demain!

 

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 17:29

 

spirit-indienne

 

Ma blessure.

 

Lancinante captive sous mon chapiteau,

Immobile et  insatiable faisceau,

Tu larmoies, essaie de m’attendrir,

Avant de clôturer ton combat insensé.

 

Cette déchirure qui conclut cette rencontre

M’étourdit et me hante, jusqu’alors impromptue.

Comment échapper  à cette épée qui transperce

Et retrouver  sérénité sans jamais me  perdre ?

 

Tourmentée de ces fantômes passés,

Etourdie et enivrée de brumes épaisses qui m’aveuglent,

Où est donc ce chemin cotonneux qui se dessine devant moi,

Bercé de fines arabesques qui dansent autour de moi ?

 

© Almaya, le 05/06/11

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 20:23

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Nous autres Indiens vivons dans un monde de symboles et d’images où le spirituel et l’ordinaire des jours ne font qu’un. Pour vous les symboles ne sont que des mots qu’on dit ou bien qu’on écrit dans les livres. Pour nous, ils sont une partie de la nature, une partie de nous-mêmes – la terre, le soleil, le vent et la pluie, les pierres, les arbres, les animaux, même les petits insectes comme les fourmis et les sauterelles. Nous essayons de les comprendre, pas avec la tête mais avec le cœur, et une simple indication nous suffit à en révéler le sens… »

 

John Lame Deer, écrivain Lakota (1903-1976)

 

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